Le Jardin de l'Enjeu

Notion de performance
Art éphémère, lien avec l’anthropologie, les cérémonies des rites de passages.
Utilisation des matériaux de base, le corps, le temps, l’espace

Notion d'installation
Les installations mêlent dans un arrangement dynamique, des créations d'art plastique et des médias faisant appel à la technologie. L'installation implique une forme de nomadisme artistique et philosophique. Souvent, l'œuvre n'est ni transposable ni vendable
.

L'installation-performance existe lorsque l'artiste met en scène son installation. L'intervention du spectateur est indispensable. Elle met à contribution tous les sens. Dans les installations-performances circulent des individus mais aussi des pensées.

Installation-performance en extérieur, dans un jardin, à ciel ouvert
Travailler dehors renforce la notion de danger, il y a non-contrôle des éléments.
Les apports du earthwork, Andy Goldsworthy, Patrick Blanc impliquent aussi l'environnement comme acteur/spectateur de l'installation.
Elle n'occupe pas l'espace mais le restructure et le réaménage.


festival theatre
festival
avignon2007
Pourquoi avoir choisi la thématique des très basses températures?

C'est le troisième volet d'une trilogie.
En 2003, nous avions présenté "Thermogène" qui signifie engendre la chaleur et traitait de l'oppression, de l'esclavage.
En 2007, c'était "Hydrogène", l'eau dans tous ses états, liquide, vapeur et glace qui renvoie à l'énergie primale, à la création de l'univers, aux dangers que l'homme fait courir à la planète.

Aujourd'hui, c'est l'illusion et l'apparence, ces deux briseuses des rêves qui nous préoccupent.
Nous présentons des scientifiques un peu déboussolés, qui jouent avec le feu, ayant peu de conscience des conséquences des actes qu'ils posent. Des liquides de toutes couleurs entrent et sortent de leur "laboratoire". Ils exercent leur fonction dans un environnement tropical, milieu pathogène en opposition avec la "salubrité" glaciaire de leur recherche


La mise en forme de l'installation

Un apparent désordre pour un oeil non habitué, mais il y a peu de place pour le hasard. L'homme s'est emparé du lieu, et l'a organisé selon ses besoins.

L'origine de chaque matériau utilisé a été pensée, il s'agit de mettre en oeuvre les "ready-made", les objets prêts, pauvres et/ou disponibles dans l'environnement immédiat. Que ce soit pour la terre, les pierres, les plantes, la corde, le bois ou encore la coloration naturelle provisoire de l'eau qui circule dans l'installation.

Quels sont les points de mise en exergue de cette installation-performance?

L'intérêt premier reste de faire du théâtre. Du théâtre contemporain, d'avant-garde.

Il existe une volonté de modification des codes scéniques. De réflexion sur les rapports d'autorité théâtrale.
Les "spectateurs" prennent part au jeu, ils se retrouvent voyeurs et acteurs, ils pénètrent dans un lieu intime, puis en deviennent partie intégrante.. Il y a confrontation entre la création et le spectateur muni de ses bagages culturels.

L'installation-performance participe aux conditions du "lacher-prise". Donner matière à suggérer; séduire importe peu.

Le terme "spectacle" est inadéquat. Place au ressenti, à la mise en éveil des sens.
Le "spectateur" est hors de la société du spectacle.
La démarche privilégie le visuel au texte. Les comédiens écrivent eux-mêmes le discours de leurs personnages suivant une trame liée à l'installation et dérivant vers une part d'improvisation. La scène est anachronique. Juste la notion du temps qui passe. Un jeu entre le jour et la nuit. Rien n'est jamais défini dans le sens de "fini".

Certains comédiens sont débutants, ils sont tous initiés, par un stage de théatre art-performance, leur sincérité engendre l'intensité et la fragilité de la performance

festival d'Avignon 2007

Programme du stage

Conditions de participation

Renseignements - Contact

Comment se passe une installation-performance sensorielle au Théâtre de l'Enjeu

La priorité est donnée à l'installation et au thème, les acteurs font vivre l'installation, ils improvisent à partir d'une trame qu'ils ont contribué à construire. IIls sont invités à jouer en symbiose avec l'environnement et les évènements fortuits qui s'y produisent. De part cette conception, les rôles deviennent aisément interchangeables et chaque acteur est porteur de l'ensemble de la trame.

Les acteurs fonctionnnent en cellules indépendantes de 1 ,2 ou 3 personnages, un espace commun permet la communication entre les cellules. L'utilisation des éclairages, projections et amplification du son peuvent à certains moments mettre en évidence l'une ou l'autre cellules.

L’espace du théâtre et la disposition sporadique des spectateurs et des acteurs induisent de nouvelles formes d'expression théâtrale relative à la trame. A chaque instant quelque soit la situation spatiale, on estime une importance relative à la perception de cette trame. Les informations y étant liées peuvent être exprimées sous diverses formes en fonction de chaque cellule de communication et regroupement de personnages.

Chaque acteur devient porteur de l'histoire liée aux acteurs principaux. Si on surprend une jeune femme laissant glisser son regard sur un jeune homme, l'ensemble des autres personnages auront les yeux de la convoitise posés sur l'objet de leur choix. Par exemple, la savante folle porte le regard vers l'enfant cryogénéisé et le vieil homme sur elle. Le jeune homme, portera peut-être son attention sur le vieil homme dont il souhaite connaitre la sagesse.

Le passage d'une scène à l'autre, d'un secret à l’autre (élucidé à la suite des événements), s'annonce par un marquage au sol occupé par une ombre solaire ou due à un certain éclairage électrique, visuel ou sonore. Ainsi les acteurs sauront qu'il est temps d'adapter la suite de leurs dialogues aux langages appropriés.

L’expression de telle ou telle scène sera libre et variée et se fera par l'expression orale en anglais, français ou thaïlandais, par la parole ou le chant, la danse ou la gestuelle. Des projections de vidéos ou d'images fixes ainsi que la musique viendront souligner les informations apportées à la trame de notre histoire.

Le spectateur aux yeux pailletés, nomade aux pieds nus et empreint de couleurs, trace son itinéraire, individuel. L’occurrence de scénettes, ponctuées par l'évaporation, dans un espace contigu intermédiaire, disparition de l'acteur apparu.
L’espace extérieur au théâtre se manifeste rarement à la scène, existence sonore. Un espace mental, ou le spectateur stocke quelques détails observés, libres d'émerger en un retour fulgurant de captation.